Background
Logo Activ'ExpertiseCormeilles En Parisis

Actualités

Découvrez nos derniers articles sur les diagnostics immobiliers, la réglementation et nos conseils pratiques.

À LA UNE
Nouveautés DPE depuis 2024 : ce qui change pour l’électricité
24 avril 2026

Nouveautés DPE depuis 2024 : ce qui change pour l’électricité

Les cinq usages mesurés par le DPE Le diagnostic de performance énergétique, ou DPE, repose sur l’analyse de cinq grands domaines de consommation dans un logement. Ces usages permettent d’estimer avec précision l’efficacité énergétique d’une habitation. Le chauffage occupe généralement la part la plus importante, en particulier dans les logements anciens peu isolés. La consommation dépend du type de chauffage (gaz, bois, électricité…), de sa performance et des caractéristiques de l’isolation du bâtiment. L’eau chaude sanitaire vient ensuite. Selon la technologie utilisée, la consommation peut varier fortement : par exemple, un ballon électrique traditionnel sera plus gourmand en énergie qu’un modèle thermodynamique. Le refroidissement est également pris en compte si le logement est doté d’un système adapté, comme une pompe à chaleur réversible. Même sans climatisation, certains paramètres, comme l’orientation ou la qualité de l’isolation, entrent dans le calcul. L’éclairage fait l’objet d’une estimation forfaitaire lors du calcul, car la technologie des ampoules peut facilement évoluer au fil du temps, sans impact à long terme sur la note du DPE. Les auxiliaires regroupent l’ensemble des équipements techniques (ventilation, circulation du chauffage, etc.), qui fonctionnent souvent de façon continue et représentent une part non négligeable de la consommation totale. Comment se calcule la note du DPE ? À partir des cinq usages précédents, le logiciel du diagnostiqueur totalise la consommation annuelle puis attribue deux notes distinctes. L’une concerne la consommation énergétique en kilowattheures d’énergie primaire par mètre carré et par an. L’autre mesure l’impact carbone, soit la quantité de CO₂ émise sur la même base. La classe retenue pour le DPE correspond à la moins bonne des deux évaluations. Par exemple, un logement peut être performant en termes de consommation, mais moins bien classé à cause de ses émissions polluantes, ou inversement. Un changement favorable à l’électricité dès 2024 Jusqu’ici, le coefficient associé à l’électricité dans les calculs du DPE était élevé, ce qui pénalisait les logements tout électriques, même lorsque leur bilan carbone était faible. Depuis janvier 2024, ce coefficient est désormais de 1,9 contre 2,3 auparavant. Ce changement optimise automatiquement l’étiquette énergie attribuée aux habitations fonctionnant principalement à l’électricité, sans qu’il soit nécessaire de réaliser de nouveaux travaux ou diagnostics. Des conséquences concrètes pour les propriétaires et les locataires Grâce à cette évolution, les propriétaires disposant de logements électriques peuvent obtenir gratuitement une attestation indiquant la nouvelle étiquette DPE actualisée, en passant par la plateforme de l’ADEME. Dans certains cas, cette mise à jour peut permettre à une propriété précédemment interdite à la location de redevenir conforme à la réglementation en vigueur, simplement du fait du nouveau mode de calcul. Pour rappel, les biens classés G ne peuvent plus être loués pour un nouveau bail ou au renouvellement d’un contrat depuis le début de l’année 2025. Les logements de catégorie F suivront, avec une interdiction de location à partir de 2028. Enfin, la vente d’une maison en classe F, E ou G reste conditionnée à la réalisation d’un audit énergétique, qui propose des préconisations d’amélioration détaillées. En résumé, la mise à jour des règles DPE en 2024 représente un véritable bouleversement pour les logements électriques, les rendant souvent plus attractifs sur le marché locatif et lors de la vente.

Matériaux concernés par le prélèvement amiante : liste et enjeux
27 mars 2026

Matériaux concernés par le prélèvement amiante : liste et enjeux

Comprendre la nécessité des prélèvements amiante L’amiante représente un danger sanitaire bien connu, en particulier dans le secteur du bâtiment. Afin de protéger les personnes et d’éviter l’exposition aux fibres toxiques, il est indispensable de réaliser un repérage précis à l’aide de prélèvements ciblés. Ces opérations sont également cruciales lorsqu’il s’agit de vendre, de louer ou de rénover un bien immobilier, car elles garantissent le respect des obligations légales et la sécurité de tous les intervenants. Quels matériaux sont concernés par les prélèvements ? La réglementation distingue plusieurs catégories de matériaux ou produits susceptibles de contenir de l’amiante (MPCA). Pour chaque catégorie, les obligations diffèrent selon la facilité d’identification de l’amiante et la présence de preuves documentaires. Les matériaux de la liste A : Cette catégorie regroupe les éléments les plus fréquemment associés à l’amiante, tels que certains flocages, calorifugeages et faux-plafonds. Si aucun document ou marquage ne vient attester l’absence d’amiante, il est alors obligatoire de prélever un échantillon et de le faire analyser afin d’écarter tout doute. Les matériaux de la liste B : Ici, la situation est plus nuancée. On rencontre par exemple les plaques en fibres-ciment ou les dalles de sol. L'inspection visuelle et l’expérience de l’opérateur sont valorisées, mais en cas d’incertitude, l’analyse en laboratoire reste vivement conseillée pour fiabiliser le diagnostic. Procédures de prélèvement et d’analyse Le prélèvement doit s’effectuer dans le strict respect de la sécurité pour éviter la dispersion de fibres. Les diagnostiqueurs certifiés prélèvent une portion représentative du matériau suspect, à l’aide d’outils adaptés. L’échantillon rejoint ensuite un laboratoire agrémenté, qui en vérifie la composition à l’aide de technologies précises (microscopie électronique ou optique). Le résultat permet de confirmer ou non la présence d’amiante et de déterminer son type. Documents justificatifs et marquages spécifiques Il existe divers moyens de prouver qu’un matériau ne renferme pas d’amiante : L’analyse de prélèvement réalisée par un laboratoire compétent. Un document technique officiel, daté et certifié, qui renseigne sur la composition du produit. Un marquage explicite pouvant figurer sur l’élément testé : « AT » pour signaler qu’il contient de l’amiante, ou « NT » pour garantir son absence. À défaut de ces éléments, le prélèvement s’impose pour les matériaux listés dans la catégorie A. Le prélèvement, une clé pour la fiabilité du diagnostic L’évaluation sur simple observation peut induire en erreur, surtout pour les matériaux de la liste B. Certaines analyses visuelles, même réalisées par des professionnels expérimentés, peuvent susciter des malentendus, ce qui a conduit à des litiges, notamment lorsque des matériaux ont été erronément déclarés amiantés et qu’un désamiantage injustifié a suivi. La jurisprudence récente rappelle l’importance de s’appuyer sur des analyses de laboratoire incontestables pour faire foi. Conclusion : pourquoi ne pas négliger le prélèvement amiante ? Effectuer un prélèvement représente une sécurité indispensable avant toute intervention sur un matériau susceptible de contenir de l’amiante. Cette démarche protège les professionnels et les particuliers, tout en évitant les risques juridiques associés à un mauvais diagnostic. Maîtriser les protocoles de prélèvement, respecter rigoureusement la réglementation et interpréter prudemment les situations constituent la meilleure garantie d’un diagnostic fiable, servant à la fois la sécurité et la conformité.

L’annuaire des diagnostiqueurs et la réglementation en vigueur
23 février 2026

L’annuaire des diagnostiqueurs et la réglementation en vigueur

Comprendre le rôle de l’annuaire des diagnostiqueurs L’annuaire des diagnostiqueurs constitue une ressource officielle permettant d’identifier les professionnels agréés dans le domaine du diagnostic immobilier. Il est mis à disposition du public via le site du ministère de la transition écologique et du développement durable. Cet outil assure une meilleure transparence et facilite la vérification des certifications des intervenants avant la réalisation de tout diagnostic obligatoire lors d’une transaction immobilière ou de travaux. Pourquoi recourir à un diagnostiqueur certifié ? Faire appel à un diagnostiqueur figurant dans l’annuaire officiel offre plusieurs garanties. Seuls les professionnels enregistrés et correctement formés peuvent y être référencés. Cela signifie qu’ils répondent aux exigences légales et possèdent les compétences requises pour réaliser des diagnostics, tels que le diagnostic de performance énergétique, l’état d’amiante ou le contrôle de la présence de plomb. Passer par ce registre réduit donc les risques de fraudes ou de diagnostics invalides. La réglementation encadrant les diagnostics immobiliers La législation française impose, lors de la vente ou de la location d’un bien, la réalisation de diagnostics par des personnes disposant des certifications appropriées. Ces obligations sont définies afin de protéger les occupants et d’assurer que chaque rapport remis reflète la réalité du logement, conformément aux normes en vigueur. Toute infraction à ces règles peut entraîner des sanctions, voire la remise en cause de la transaction immobilière. Comment utiliser l’annuaire officiel ? L’accès à la liste des diagnostiqueurs certifiés se fait simplement en consultant la plateforme dédiée du gouvernement. Ce service en ligne offre la possibilité de rechercher un professionnel selon plusieurs critères, comme la localisation, le type de certification ou le domaine d’expertise. Avant de signer un contrat ou de programmer une intervention, il est donc conseillé de vérifier systématiquement la présence du diagnostiqueur dans cet annuaire pour s’assurer de sa légitimité. L’annuaire est accessible à l’adresse suivante : https://diagnostiqueurs.din.developpement-durable.gouv.fr/ L’importance d’une démarche encadrée et transparente L’existence de cet annuaire s’inscrit dans une démarche de confiance et de sécurité pour les propriétaires, locataires et acquéreurs. S’assurer que le diagnostiqueur choisi est bien répertorié permet d’éviter de nombreux désagréments, comme la contestation du dossier de diagnostics techniques ou l’intervention d’acteurs non habilités. En somme, consulter l’annuaire officiel des diagnostiqueurs est une étape essentielle avant toute opération immobilière, afin de respecter la réglementation et de protéger l’ensemble des parties prenantes.

Point sur les nouvelles attestations DPE ADEME en 2026
22 janvier 2026

Point sur les nouvelles attestations DPE ADEME en 2026

Les grands changements attendus autour du DPE en 2026 À partir de 2026, le domaine immobilier devra intégrer d’importantes évolutions concernant le diagnostic de performance énergétique (DPE). Ces ajustements réglementaires auront des conséquences notables tant pour les particuliers que pour les organismes professionnels. Il est donc primordial de bien saisir les modifications en vue afin de s’y préparer efficacement. Un recalcul du coefficient électrique qui transforme la donne Le principal tournant réside dans l’ajustement du coefficient de conversion de l’électricité utilisé dans le calcul du DPE. Cette valeur, jusqu’alors fixée à 2,3, passera à 1,9 dès le 1er janvier 2026, soit une diminution de 17 %. Ce changement rapproche la réglementation française des pratiques européennes en matière d’évaluation énergétique. Un bénéfice pour les logements électriques : Selon les projections, près de la moitié des résidences équipées d’un chauffage électrique devraient obtenir un classement énergétique supérieur, ce qui rehaussera leur attractivité sur le marché. Moins de logements classés « passoires thermiques » : Avec cette mise à jour, plus de 800 000 habitations jusqu’ici considérées comme énergivores verront leur étiquette s’améliorer, ce qui soulagera de nombreux propriétaires quant aux restrictions de location ou de vente. Généralisation du nouveau mode de calcul : Ce nouveau coefficient s’appliquera à tous les DPE délivrés à compter de janvier 2026. Les diagnostics réalisés entre juillet 2021 et janvier 2025 demeurent valides, mais une attestation complémentaire sera exigée. Attestation ADEME : une étape indispensable pour les anciens DPE Pour les diagnostics établis avant la réforme mais toujours valables, il est impératif d’obtenir une attestation officielle fournie par l’ADEME. Ce document permet de mettre à jour la note DPE au regard du nouveau mode de calcul, sans nécessiter une réédition complète du diagnostic. L’attestation peut être générée en ligne via le portail officiel de l’ADEME à l’adresse suivante : https://observatoire-dpe-audit.ademe.fr/accueil . Cette démarche s’adresse aussi bien aux propriétaires désireux de louer ou de vendre, qu’aux professionnels de l’immobilier. L’extension de l’obligation du DPE collectif L’année 2026 marquera également la généralisation du DPE collectif à l’ensemble des copropriétés, sans distinction de taille. Si les immeubles en monopropriété étaient déjà soumis à cette exigence depuis 2024, cette extension vise désormais tous les ensembles collectifs. Objectif de transparence sur la performance énergétique globale des bâtiments collectifs. Incitation accrue à la rénovation énergétique, conforme aux ambitions nationales en matière de transition écologique. Les syndics et conseils syndicaux devront anticiper la réalisation de ces diagnostics et, le cas échéant, la mise en place de programmes d’amélioration. Préparer dès maintenant la transition pour 2026 L’anticipation des futures obligations DPE offre de véritables avantages : Des informations plus fiables et précises pour les acheteurs et locataires, renforçant la confiance lors des transactions immobilières. Un positionnement plus rapide des professionnels face à la concurrence grâce à une adaptation précoce aux nouveaux critères. Un accompagnement de qualité, assuré par des prestataires agréés pour garantir la conformité des démarches et la valorisation du patrimoine immobilier. En résumé, la révision du DPE prévue en 2026 marquera un tournant majeur pour la rénovation énergétique et le marché immobilier. L’obtention de l’attestation ADEME sera incontournable pour actualiser les anciens diagnostics. Il est donc conseillé d’anticiper ces démarches afin de sécuriser toutes les transactions à venir.

Le nouvel écosystème réglementaire du diagnostic immobilier en 2025
19 décembre 2025

Le nouvel écosystème réglementaire du diagnostic immobilier en 2025

Introduction à la transformation réglementaire L’année 2025 a marqué un profond bouleversement dans le secteur du diagnostic immobilier en France. Entre durcissement des obligations pour les propriétaires et mutations du rôle des professionnels, les règles du jeu ont été entièrement redéfinies. De nouveaux décrets et textes législatifs, regroupés autour du dispositif « Évolutions 2025 », ont profondément modifié la pratique du diagnostic et la gestion des transactions et locations immobilières. Tour d’horizon de cette nouvelle ère réglementaire. Le DPE : des règles revisitées pour plus de fiabilité Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) s’est imposé comme un incontournable en 2025, devenant le pilier du dossier de diagnostic lors des ventes et locations. Désormais, seuls les DPE réalisés après le 1er juillet 2021 demeurent valides, car les anciens modèles reposaient sur des méthodes aujourd’hui dépassées. Ainsi, tout DPE réalisé entre janvier 2018 et juin 2021 n’est plus recevable depuis la fin 2024, forçant à un renouvellement conforme à la législation récente pour toute transaction immobilière. Obligation du DPE pour les meublés de tourisme : une nouvelle étape Un changement de taille a été introduit par la réglementation en 2025 : une évaluation énergétique est désormais imposée lors des demandes d’autorisation pour la location de logements meublés de tourisme, sur simple sollicitation du maire. Ce DPE n’est valable que si le logement respecte les seuils énergétiques définis, avec une évolution progressive des critères : jusqu’en 2034, les biens classés de A à E peuvent être loués ; à partir de cette date, seule une classification de A à D sera acceptée. Cette nouvelle mesure vise à inciter les propriétaires à améliorer l’efficacité énergétique de leurs logements destinés à la location saisonnière. L’audit énergétique généralisé aux monopropriétés classées E Poursuivant l’impulsion des années précédentes, l’année 2025 a étendu l’exigence d’audit énergétique aux maisons individuelles et immeubles détenus en monopropriété affichant une note E au DPE. Cette démarche, venant renforcer l’existant pour les classes F et G, doit être renouvelée tous les cinq ans. Elle accompagne la stratégie nationale de rénovation et vise à accélérer la transition énergétique du parc immobilier. Le DPE collectif et la planification des travaux : une généralisation progressive Dès 2024, les copropriétés de plus de 200 lots, ainsi que les immeubles collectifs en monopropriété, avaient l’obligation de réaliser un DPE collectif. L’année suivante, la barre a été abaissée : désormais, toutes les copropriétés comprenant de 50 à 200 lots sont concernées. Cela permet d’obtenir une vision précise des performances des bâtiments et d’organiser les actions de rénovation pertinentes. Dans le même temps, la généralisation du Projet de Plan Pluriannuel de Travaux (PPPT) s’est poursuivie, touchant en 2025 toutes les copropriétés résidentielles, âgées de plus de quinze ans, y compris les plus petites. Cet outil de planification renforce l’anticipation des besoins de rénovation et favorise la conservation du parc existant, avec une attention particulière portée à l’amélioration énergétique. L’intégration de l’Obligation Légale de Débroussaillement dans le diagnostic 2025 a également vu l’application de l’Obligation Légale de Débroussaillement (OLD) dans les Etats des Risques et Pollutions (ERP). Cette nouveauté, qui s’adresse aux propriétaires de terrains exposés, vise à limiter les risques d’incendie en imposant un entretien régulier et obligatoire des parcelles concernées. Cette mesure accroît la sécurité des habitants et des biens dans les zones soumises à un aléa feu de forêt. L’impact sur les acteurs de l’immobilier La montée en complexité du contexte réglementaire impose aux professionnels une expertise accrue et une capacité d’adaptation constante. Disposer rapidement de dossiers de diagnostics à jour et conformes est devenu un gage d’efficacité et de sécurité, que ce soit pour la vente ou la location. Il leur est désormais nécessaire de maîtriser pleinement la nouvelle législation pour accompagner efficacement leurs clients tout au long de leurs projets immobiliers. Conclusion En définitive, l’année 2025 s’impose comme un jalon incontournable dans l’évolution des diagnostics immobiliers en France. Multiplication des obligations, clarification des démarches à suivre, importance stratégique des professionnels : ces transformations dessinent les contours d’un secteur en transition, où la réactivité et la veille réglementaire sont devenues essentielles pour relever les nouveaux défis du marché immobilier.

Quelles analyses réaliser pour détecter l’amiante
21 novembre 2025

Quelles analyses réaliser pour détecter l’amiante

Pourquoi l’amiante est-elle encore un risque aujourd’hui ? L’amiante, bien que bannie en France à partir de 1997, demeure fréquente dans de nombreuses constructions anciennes. Exploitée durant des décennies pour ses propriétés isolantes et sa capacité à résister aux agressions extérieures, elle subsiste dans divers composants du bâti, ce qui rend sa détection essentielle lors de travaux ou transactions immobilières. Où peut-on trouver de l’amiante dans un bâtiment ? Les isolations de tuyauterie et réseaux de chauffage Les isolants thermiques utilisés sur les conduites, chaudières et installations de chauffage collectif, surtout avant l’interdiction de l’amiante, constituent une source majeure de fibres dangereuses. Ces matériaux, susceptibles de libérer facilement des particules lorsqu’ils sont endommagés, apparaissent sous forme de manchons blancs ou gris, de bandes fibreuses ou encore de dépôts poudreux dans des zones techniques comme les chaufferies, caves ou locaux de maintenance. Les toitures, façades et conduits extérieurs Les plaques ondulées en fibrociment, fréquemment installées entre les années 1960 et 1990, abritent souvent de l’amiante dans une matrice solide. Tant que ces éléments restent en bon état, le risque d’émission de fibres est limité. Leur aspect typique inclut une couleur grise, une texture légèrement granuleuse et parfois la présence de mousse ou de microfissures sur la surface. Les revêtements de sol et les adhésifs Les dalles de sol en vinyle-amiante (V.A.), très répandues dans les logements anciens, peuvent mesurer environ 30 cm de côté et présenter diverses teintes sombres ou neutres. L'amiante peut également se retrouver dans la colle noire utilisée pour leur fixation. Les dangers se manifestent davantage lors d’opérations de rénovation qui infligent des dégâts à ces matériaux. Les méthodes à appliquer pour repérer l’amiante La présence d’amiante étant impossible à détecter à l’œil nu dans la grande majorité des cas, le recours à une analyse en laboratoire est indispensable. Lorsqu’un doute subsiste, des échantillons du matériau suspect sont prélevés et leur composition est vérifiée selon des protocoles normés. Diagnostiquer l’amiante : une obligation réglementaire Dès lors qu’il s’agit de vendre, louer ou rénover un bien construit avant juillet 1997, un diagnostic amiante est nécessaire. Confiée à un spécialiste certifié, cette démarche consiste à examiner l’ensemble du bâtiment pour recenser la présence éventuelle d’amiante, contrôler leur état et recommander les mesures adéquates : suivi régulier, confinement ou retrait en cas de danger. Faire appel à des professionnels qualifiés Se tourner vers un diagnostiqueur agréé permet d’obtenir des garanties quant à la fiabilité du repérage et à la conformité de l’examen avec la législation en vigueur. Ces experts accompagnent également le propriétaire sur la marche à suivre afin d’assurer la sécurité des occupants ou intervenants, que ce soit avant une vente, des travaux ou une démolition.

En savoir plus sur les diagnostics immobiliers obligatoires

Vous voulez tout savoir sur les diagnostics immobiliers obligatoires ?