Actualité

Superficie loi Carrez : comprendre le seuil de 8 m²

Retour à l'accueilPublié le 11 août 2026
Superficie loi Carrez : comprendre le seuil de 8 m²

Qu’est-ce que la surface loi Carrez ?

La loi Carrez, en vigueur depuis 1996, impose de mesurer précisément la surface privative d’un logement situé en copropriété. Cette superficie s’obtient en additionnant la surface des espaces fermés et couverts du bien, tout en retirant les surfaces occupées par les murs, cloisons, escaliers, gaines techniques et l’encadrement des portes et fenêtres. Les articles 4-1 et 4-2 du décret du 17 mars 1967 encadrent cette définition technique.

  • Les zones ayant une hauteur sous plafond inférieure à 1,80 mètre ne sont pas retenues dans le calcul.
  • Les parties – ou lots – dont la superficie est inférieure à 8 m² sont également écartées de la mesure Carrez.

Ces précautions rendent le calcul complexe, et minimisent les risques de litiges pendant les transactions immobilières.

Pourquoi le seuil de 8 m² est-il important ?

Le seuil de 8 m² fait partie des spécificités de la loi Carrez. Cela signifie qu’une pièce ou une partie privative inférieure à cette dimension n’apparaîtra pas dans la surface officielle inscrite dans l’acte de vente. Ainsi, une chambre ou un bureau de 7,5 m² ne sera pas pris en compte dans la surface Carrez, même s’il peut servir au quotidien.

Ce seuil évite de surévaluer la superficie des logements en excluant les petites pièces ou annexes qui n’offrent pas un volume réellement habitable.

La mention de la surface Carrez dans les actes de vente

Toute promesse de vente, compromis ou acte authentique concernant un bien en copropriété doit impérativement indiquer la surface Carrez de la partie privative concernée. Cette mention est exigée par la loi du 10 juillet 1965. Lors de la signature de l’acte authentique, le notaire fournit un document reprenant cette surface, afin que toutes les parties bénéficient d’une information transparente.

S’il est techniquement possible de réaliser ce mesurage soi-même, toute imprécision peut entraîner des conséquences pécuniaires pour le vendeur. Faire appel à un professionnel qualifié sécurise la transaction et limite les contestations ultérieures.

Quels sont les risques en cas d’erreur de mesure ?

  • Si la surface Carrez n’est pas mentionnée dans l’acte de vente, l’acquéreur dispose d’un mois à partir de la signature pour demander l’annulation de la transaction.
  • Si la surface inscrite n’est pas correcte, deux scénarios se présentent :
    • Si la surface réelle est supérieure à celle annoncée, le vendeur ne peut réclamer aucun supplément à l’acheteur.
    • Si la mesure réelle est inférieure de plus d’un vingtième par rapport à la surface indiquée, l’acheteur peut demander une réduction du prix proportionnelle à cet écart. Cette démarche doit être faite dans l’année suivant la signature de l’acte authentique.

Une erreur ou une omission sur la surface loi Carrez peut donc avoir des conséquences juridiques et financières significatives.

L’intérêt de s’adresser à un spécialiste

Pour garantir la fiabilité du mesurage et éviter tout différend pouvant compromettre la vente ou générer une baisse de prix ultérieure, il est judicieux de faire appel à un expert qualifié. Grâce à son savoir-faire technique et sa connaissance de la réglementation, il propose un document conforme et opposable en cas de contestation, protégeant ainsi le vendeur comme l’acheteur.

En savoir plus sur les diagnostics immobiliers obligatoires

Vous voulez tout savoir sur les diagnostics immobiliers obligatoires ?